ACTE III, SCÈNE IX. i
Et dans ce mond« enfin , s'il faut que je le dise. On ne voit que noirceur, et misère, et sottise.
M. DE PLI NVILLE.
Noilà ce qui s'appelle un tableau consolant! Vous ne le croyez pas, vous-même, ressemblant. De cet excès d'humeur je ne vois point la cause. Pourquoi donc s'emporter, mon ami, quand on cause? Vous parlez de volcans, de naufrage... Eh! mon cher, Demeurez en Touraine, et n'allez point sur mer. Sans doute, autant que vous je déteste la guerre; Mais on s'éclaire enfin, on ne l'aura plus guère. Bien des gens, dites-vous, doivent : sans contredit. Ils ont tort; mais pourquoi leur a-t-on fait crédit? L'byrnen est sans amour? Voyez dans ma famille. L'amour n'est nulle part? Demandez à ma fille. Les femmes sont un peu coquettes ? Ce n'est rien : Ce sexe est fait ])Our plaire ; il s'en acquitte bien. Tous nos plaisirs sont faux? Mais quelquefois, à table, Je vous ai vu goûter un plaisir véritable. On fait de méchants vers? Eh ! ne les lisez pas. Il en paroît aussi dont je fais très grand cas. On déraisonne? Eh oui, parfois, un faux système Nous égare... Entre nous, vous le prouvez vous-même. Calmez donc votre bile; et croyez qu'en un mot L'homme n'est ni méchant, ni malheureux, ni sot.