‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 127 sur 240 · ACTE IV, SCENE IV. if.S · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV. if.S

M. DE PLIX VILLE.

Chaque jour , j'écris à mes amis ; Chaque jour, un courrier part et vole à Paris; Et, pour me rapporter bientôt de leurs nouvelles, Il repart à l'instant, et semble avoir des ailes.

PICARD

Fort bien ! Vous allez voir que ce sont des oiseaux : Ils se crèvent pour vous , ainsi que leurs chevaux. Des ailes I oui.

M. DE P LIN VIL LE, lisant.

Que vois-je? Ah, Dieu! quelles nouvelles! Est-il bien vrai ?

ANGÉLIQUE

Mon père, eh mais! quelles sont-elles?

PICARD

Quoi, monsieur?

M. DE PLI N VILLE

Tous nos fonds de Paris sont perdus.

ANGÉLIQUE

Ah , ciel !

M. DE PLIX VI LLE

Dorval au jeu perd deux cent mille écus. C'est trois cent mille francs que ce jeu-là nous coûte; Car le pauvre Dorval manque et fait banqueroute.

Banqueroute, monsieur? Ah! le maudit fripon!

M. DE PLINVILLE.

Il n'est que malheureux.

PICARD

Eh! vous ^'tes tioii bon.

iC4 L'OPTIMISTE.

Il vous vole: je dis que c'est un tour iiilamc.

{en s'en allant.) Banqueroute! Ah! bou Dieu! que va dire madame?

Page 1