‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 128 sur 240 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE.

ANGÉLIQUE, à part.

Je te reuds grâce , ô ciel ! de ce revers fatal : Je n'épouserai point monsieur de Morinval.

M. DE PLINVILLE.

On est tout étourdi d'une pareille perte. Pourtant, une ressource encore m'est offerte; Et si j'étois tout seul , je me consolerois. Ma terre , Dieu merci , me reste, et j'en vivrois. Mais, ma fille!... à quel sort je te vois condamnée!

ANGÉLIQUE

En quoi donc, plus que vous, serois-je infartunée?

M. DE PLINVILLE.

Hélas! la |)auvre enfant, près de se marier!...

ANGÉLIQUE

Ah ! croyez, que, bien loin de me contrarier...

Il est tout naturel, lorsque l'on est jolie,

Jeune, de souhaiter de se voir établie.

Et toi, dans l'à{;e heureux des plaisirs, des amours.

Tu vas donc près de nous user tes plus beaux jours !

Ma fille, je te plains.

ANGÉLIQUE, vivcmcn t.

Gardez-vous de nu; plaindre.

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