‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 148 sur 240 · M. DE MORI.N VAL · texte numérisé non relu

M. DE MORI.N VAL

Oui.

M. DE PL I.WILL E

Quelle erreur est la votre!

Mais vous n'y pensez pas.

i88 L'OPTIMISTE.

M. DE MORINVAL.

Vous pouvez, à présent, Rire, vous récrier, trouver cela plaisant : Il n'en est pas moins vrai que votre fille l'aime, J'en suis sûr.

M. DE P LIX VILLE

Quoi! vraiment?... Jla surprise est extrénu

M. DE MORINVAI..

Ils s'aiment... d'un amour sage, honnête, discret:

H l'aime sans le dire, elle brûle en secret.

Cette honnêteté même est ce qui m'intéresse,

Ft je veux près de vous protéger leur tendresse.

Écoutez : je suis riche, et plus que je ne veux.

Je suis veuf... pour toujours, sans enfants, sans neveux.

J'aime BelFort, je veus lui tenir lieu de père.

Il me paroît bien né, sensible, doux; j'espère

Qu'aidé de mon crédit il fera son chemin,

Et d'Angélique un jour méritera la main.

Kt moi, dès aujourd'hui, mon ami, je m'engage

A donner à Eelfort ma terre en mariage.

M. DE PHXVILLE.

Laissez-moi respirer. Quel dessein généreux! Eh quoi ! mon cher ami , vous faites des heureux , Et vous doutez encor si vous-même vous l'êtes!... Mais que de ces enfants les amours sont discrètes! Moi , j'en estime encore une fois plus lîelfort. Angélique est aimable; il l'aime , il n'a pas tort; Ni ma fille non plus, car il est fait pour i)laire.

M. DE MOr, I>VAL.

Votre nièce s'avance, .•\yons soin de nous taiie.

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