‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 177 sur 240 · M. D'OR FEU IL, M. D'ORLANGE · texte numérisé non relu

M. D'OR FEU IL, M. D'ORLANGE

M. d'or F EU IL.

En ce château, monsieur, soyez le bien-veuu. J'espère, quand de vous je serai mieux connu...

M . d'o r l a jv g e.

Je vous connois si bien, que je vous ferai grâce De ces remerciements dont un autre, en ma place...

M. d'orfeuil.

Des remerciements? Bon !.. Il ne m'en est point dû ; Et dans votre alentour si je m'étois perdu , Vous feriez même chose assurément.

M. d'or LANGE.

Sans doute.

M. d'orfedil.

Comment donc avez-vous quitté la grande route?

{à part. ) Voyons ce qu'il dira.

M. d'orlange.

J'ai trouvé deux chemins.

L'un vraisemblablement condui-soit à Moulins, Et l'autre dans un bois d'assez belle apparence. JMoi,j'ai toujours aimé les bois de préférence : Je choisis celui-ci.

M. d'orfeuil.

Vous fîtes bien , ma foi .

L'autre mène à Moulins, et celui-ci chez moi.

j3o les CHATEAUX EN ESPAGNE.

Je m'en sais très bon gré. Dans cette conjoncture, Tout est heureux pour moi... jusqu'à mon aventure De voleurs, que je veux vous conter.

M. d'orfeuil.

Ah! fort bien.

(à part. ) J'attendois les voleurs.

M. d'oillange.

Je vois... je ne vois rien ; Mais j'entends près de moi...

M. d'okff. UIL.

Des voleurs?

Ils accourent, Et mon valet s'enfuit.

M. d'orfeuil.

Le poltron !

M. d'orla.nge.

Ils m'entourent.

M. U'ORFEUIL.

Que fites-vous alors?

M. d'orlange.

J'étois seul contre dix.

Je pris pourt.int un ton très ferme, et je leur dis : « Messieurs, que me veut-on? Ma bourse? on peut la prendre. « S'agit-il de mes jours? je saurai les défendre. ► Je tire alors ma bourse, et je la jette en l'air; Et bientôt je saisis mes armes.

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