ACTE II, SCENE III
Le préférer d'accord, mais vouloir plaire à tous.
M. d'or LANGE.
£h mais!...
JUSTI.NE
Voilà pourtant ce qu'il faudroit permettre.
.M. d'or LANGE.
c'est ce qu'en vérité je n'oserois promettre. Vous faites un portrait qui n'est pas séduisant.
vile d'orfeuil.
Rassurez-vous, monsieur : Justine, en s'amusant, A peint une coquette , et non... votre future.
JCSTIXE.
Quoi ! seriez- vous, monsieur, jaloux par aventure?
M. d'ob l.\ xge.
Peut-être, un peu.
Mlle d'orfeuil.
Pourtant il faudroit, entre nous, Ou n'être point volage, on n'être point jaloux; Sinon, vous aurez peine à trouver une femme.
M. d'or lange.
Aussi je le sens bien dans le fond de mon ame; Je suis fait pour l'amour, mais très peu pour l'hymen.
J u s T I N E , à p'irt.
De bonne foi, du moins, il fait son examen.
.M. d'or lange.
Je dis ce que je pense: excusez ma franchise.
Moi, je vous i-n sais gré, s'il faut que je le dise. En 'le tels senlimcnts j'ai regret de vous voir;
Mais je suis très charmée , au fond, de le savoir.
M. d'or laxg e.
Laissons donc là l'hymen , et parlons d'autre chose : Aussi bien, ce seroit s inquiéter sans cause.