SCÈNE II
MADEMOLSELLE D'ORFEUIL, M. DE FLORVILLE.
Mlle d'or FF, UIL.
Vous vous êtes, dit-on, promené de bonne heure, Monsieur ?
M. DF, FLOn VI L I, K.
J'ai parcouru cette aimable demeure.
Elle paroîl charmante.
iCG LES CHATEAlîX EN ESPAGNE.
Mlle d'or F El; II,.
Ah! cliaimante!... Ces lieu.v ■N'ont rien que de champêtre.
M. DE FLOnvILLE.
Ils m'en plaisent bien mieux Je hais ces beau.\ châteaux et leur vaine parure: Non, il n'est rien de tel que la simple nature.
Mlle d'orfeuil.
Monsieur aimeroit donc ce paisible séjour?
M. DE FLOR VILLE
Je le préfèrerois à la ville, à la cour.
J'aime les prés, les bois, sur-tout la solitude :
Là, sans ambition et sans inquiétude.
Dans un parfait repos, dans un calme enchanteur,
Loin d'un nx)nde importun, et seul avec mon cœur,
Je sens que, si j'avois une aimable compagne,
Je passerois ma vie au sein de la campagne.
Mlle d'o r f e u 1 l.
Dans vos souhaits, monsieur, je retrouve mes goûts. J'aime aussi la retraite.
M. DE FLORVILLE
Oui; mais expliquons-nous :
J'entends une retraite isolée et profonde, Et non celle oîi toujours le voisinage abonde.
m'Ic d'orfeuil.
Ce n'est pas celle-là que je veux dire aussi , Monsieur; et nous voyons très peu de monde ici.
m. de FLORVILLE.
Sans doute, je le crois, puisque vous me le dites : Mais, en un soir, voilà cependant deux visites.