‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 201 sur 240 · ACTE 111, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE

Mlle d'oRFEUIL.

Que vous me rappelez un touchant souvenir! TJne mère! pardon, je ne puis retenir Mes pleurs...

M. DE FLORVILLE

Les retenir! Pourfjuoi, mademoiselle?

Ah ! gardez- vous-en bien; la cause en est trop belle; Et croyez <|uavec vous plutôt je pleurerois : Qui connut vos plaisirs doit sentir vos regrets. J'é|)rouve en ce moment un charme inexprimable : Non, je n'ai jamais eu d'entretien plus aimable. Hélas, pourquoi faut-il que des moments si dou.ï S'échappent aussi vite!

m'Ic d'or F eu il.

H ne tiendra qu'à vous, Monsieur, de prolonger...

M. DE FLORVILLE

Ah ! mon unique envie Eût été de passer ici toute ma vie :

Mais peut-être en ces lieux n'ai-je que peu d'instants. L'autre étranger ici restera-t-il long-temps, Mademoiselle?

m11« u'orfeuil.

Eh mais... je l'ignore. Mon père Fera près de vous deux tous ses efforts, j'espère ; Et... nous reparlerions de l'emploi de nos soirs.

M. DE FLORVILLE

Et, tout en rappelant les soins et les devoirs Auxquels nous avons vu tant d'heures consacrées, >'ou<i p.issciion? encor de bien douces soirées.

Mlle d'oRFEUIL.

Mais voici l'étranger.

M. DE F L O R V I L L E

Il est toujours riant.

mHc d'orfeuil.

Oui...

M. DE FLORVILLE, à part.

Comme elle paroît émue eu le voyant!

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