‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 223 sur 240 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. D'ORFEUIL, mademoiselle D'ORFELIL.

M. d'oRFEUIL.

Ce jeune homme est honiiéte, il faut que j'en con\ieniie; Mais il a l'humeur sombre, et ce n'est pas la mienne.

Mlle d'o R F E u I L.

Il a quelques chagrins.

Il pouvoit les cacher:

Ce n'est pas nous, je crois, qui l'avons pu fâcher.

îwlle d'o r F e u I l.

Il est honnête, au fond. Je lui crois l'ame tendre, Un esprit délicat.

M. d'orfeuil.

Va , j'aime mieux mon gendre.

Quel air ouvert et franc ! Comme il est toujours gai ! Quel aimable babil ! quelle grâce!

Mlle u'oRFEUlL.

Il est vrai Qu'il a de l'enjouement, sur-tout de la franchise. Mais j'aurois souhaité, s'il faut que je le dise , Qu'il eût moins d'amour-ijropre et de légèreté. Plus de rélle\ion, de sensLbilitc ; Tendre penchant qui sied si Lien aux belles âmes! En un mot, je voudrois...

M. d'orfeuil.

Vous voilà bien, mesdames !

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