NU DAME DE ROSE L LE, M. BELFORT
Mme DE r'oselle, de loin, à par t.
Il doit être en ces lieux. Oui, c'est lui que je voi ; Profitons du moment. Avec un peu d'adresse, De ses secrets hientôt je me rendrai maîtresse. A son âge on est franc , facile à pénétrer.
{haul,àBelfort.) Ah! je n'espérois pas ici vous rencontrer, -Mo;isicur Belfort.
' Cette scène est de mon ami Andrieux. f Sole de l'auteur.)
M. BELFORT
Madame !...
Mïne DE ROSELLE.
Excusez, je vous prie; Je trouble quelque douce et tendre rêverie.
M. BELFORT
Vous m'honorez beaucoup, en daignant la troubler.
Moi je serai f^ort aise aussi de vous parler. Soyez persuadé qu'à vous je m'intéresse : Je vous crois l'ame honnête et pleine de noblesse; Vous avez de l'esprit.
M. BELFORT
Ah! madame.
Mme DE ROSELLE.
Je veux Que nous fassions ici connoissance tous deux.
M. BELFORT
Madame, un tel discours et me flatte et m'oblige.
j\ime DE ROSELLE.
Oui , je veux tout-à-fait vous connoître, vous dis-je. V^ous pouvez me parler sans nul déguisement. Que faites- vous ici? répondez franchement.
M. BELFORT
Moi ! j'y suis secrétaire, et fort content de l'être.
MDIC DE ROSELLE.
Voilà tout?
M. nr.LFORT.
Voilà tout.