‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 106 sur 216 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

l' Y R R H U s , tenant à la main l'arc et les fièclxes d'Hercule.

Les voilà donc ces traits par qui la destinée Doit marquer d'ilion la dernière journée, Ces traits à qui le ciel attacha notre sort, Et qui d'Achille enfin doivent venj^er la mort. Philoctête en mes mains ainsi les abandonne ! On veut les lui ravir, et c'est lui qui les donne! Mais ce n'est rien encor, si lui-même avec nous Ne marche à ces remparts dévoués à nos coups Il est loin d'y penser, et, tout prêt à me suivre. Ames soins, à ma foi l'infortuné se livre. Et je le trahirois! Non : ce retour affreux Est indigne d'un cœur qu'il a cru généreux. Il faut lui dire tout : c'est trop en croire Ulysse. Trop contre Philoctête employer l'artifice, Abuser contre lui de son horrible état : Tromper un malheureux est un double attentat Mais il vient.

iC8 PHILOCTÈTE

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