‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 12 sur 216 · EDOUARD, SUFFOLCK, UN OFFICIER · texte numérisé non relu

EDOUARD, SUFFOLCK, UN OFFICIER

GARDES

l'officier.

Seigneur, Warwick arrive.

Le peuple impatient s'empresse sur la rive; On veut voir ce héros trop long-temps attendu. Que l'Europe contemple, et <jui nous est rendu

ÉDOU AR D.

( L'officier sort. )

Il suffit. Laissez-nous. O ciel ! quel coup de foudre !

Que pourrois-je lui dire, et que dois-je résoudre?

Warwick est dans ces lieux ! ô soins trop superflus!

D'une voine prudence ô projets confondus!

Allons : à ses regards avant que de paroître,

Ami, viens éclairer, viens affermir ton maître.

Il est sensible , il aime, il se ju>re... Ah ! ce cœur, Qui de ses passions voudroit être vainqueur, Qui respecte Warwick, qui le craint et qui l'aime. N'oubliera pas, crois-moi, ce qu'il doit à soi-même, Et que, parmi les maux qui causent mon effroi, Le malheur d'être injuste est le plus grand pour moi

fis DU PREMIER ACTE.

Page 1