‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 13 sur 216 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

WARWICK, SUMMER

WARWICK

Je ne m'en défends pas; ces transports, cet hommage,

Tout ce peuple à l'envi volant sur le rivage,

Prêtent un nouveau charme a mes félicités:

Ces tributs sont bien doux quand ils sont mérités.

J'ai placé sur le trône un roi digne de l'être.

Londres ne verra plus son méprisable maître,

Henri , dans la langueur tombé presque en naissant.

Et d'une épouse altière esclave obéissant.

Entre deux nations rivales et hautaines

Ma prudence du moins a suspendu les haines :

Louis à notre roi vient d'accorder sa sœur.

Du trône d'Angleterre à peiné possesseur,

Edouard, par mes soins, ne craint plus que la France

S'efforce de troubler sa nouvelle puissance.

Voilà ce que j'ai fait, Summer; et je me vois

L'arbitre, la terreur et le soutien des rois.

SUMMER

Tous ces titres brillants vont s'embellir encore

Des faveurs dont l'amour vous comble et vous honore:

L'hymen d'Elisabeth promise à votre ardeur...

WARWICK

L'amour qu'elle m'inspire est digne d'un grand cœur. Sur le point de former cette union si belle, L'intérêt de mon roi soudain m'éloigna d'elle: Je reviens à ses pieds plus grand , plus glorieux. Quelqu'un vient : c'est le roi qui marche vers rrs lirnv. Cours chez Elisabeth; mon ame impatiente Veut hâter le moment de revoir mon amante.

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