‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 158 sur 216 · DEUX FEMMES ROMAINES · texte numérisé non relu

DEUX FEMMES ROMAINES

CORIOLAN

Vous, ma mère! ah! m'étes-vous rendue?

Partagez les transports dont mes sens sont émus. Dans cet embrassement...

VÉTURIE.

Arrête, Marcius.

Viens-tu pour embrasser ta mère ou ta captive? Ordonnes-tu ma mort, ou faut-il que je vive? Es-tu mon fils enfin, ou bien mon ennemi? Parle.

CORIOLAN

A ce mot affreux tout mon cœur a frémi. Non, l'exil et l'outrage, et Rome et sa colère, N'ont point flétri cette ame aussi tendre que fière. Quoique par tant d'affronts ce cœur soit déchiré,

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