ACTE V, SCÈNE III
vétuiue.
J'y resterai , barbare !
J'expirerai du moins en étendant mes bras Vers mon fils révolté, que je n'attendris pas.
CORIOLAN
Ah! vous en triomphez: la victoire est entière, Et je n'ai pu jamais résister à ma mère. Les Romains sont sauvés : je dois y consentir. . !^" Et puissé-je bientôt ne pas m'en repentir!
VÉTURIE.
]Non , ne te repens pas, quand tu me vois heureuse.
CORIOLAN
Du Volsque en ce moment la fougue impétueuse Menace vos remparts , prépare les assauts ; Il faut que de vos murs j'éloigne ses drapeaux. Je vais dire au conseil ( et puisse-t-il m'en croire ! ) Qu'une honorable paix vaut mieux qu'une victoire; Et que s'ils ont enfin résolu sans retour De détruire la ville où j'ai reçu le jour. Plutôt que par mes mains sa ruine s'achève. J'aime mieux renoncer au rang où l'on m'élève. Volumnius au camp est encore arrêté :
Quel que soit le décret qui doit être porté, Qu'il aille sur vos pas apprendre à la patrie Qu'elle ne craint plus rien du fils de Véturie. Quoi qu'il puisse arriver, je vais vous obéir.
( // sort. )
246 CORIOLA^■