‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 174 sur 216 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Sénateur vertueux, ami de la justice,

Du peuple en tous les temps appui cher et propice,

Que ne puis-je, en ce jour que j'ai tant souhaité,

Embrasser cet espoir que tu m'as présenté!

Mon bonheur seroit pur, si Rome étoit heureuse.

Faut-il que de ses maux l'image douloureuse

Se mé!e au sentiment de ma félicité,

Et d'un plaisir si doux trouble la pureté!

L'hymen me donne enfin l'aimable Virginie;

Et dans le même instant qu'à mes destins unie Elle remplit ce cœur que l'amour lui soumit, J'ai honte d'être heureux, lorsque Rome gémit. Vous, pénates sacrés , chargés de nos offrandes, Que d'innocentes mains ont parés de guirlandes, Protégez-nous, ô dieux! Que nos destins cruels Ne nous poursuivent pas au pied de vos autels ! Sur mon épouse et moi... Je la vois qui s'avance.

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