‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 19 sur 216 · A«.TE H, SCENE VI · texte numérisé non relu

A«.TE H, SCENE VI

\ lions, )e ne prends plus que ma ra^je poin- rfuide; Et je \eux qu'Edouard... Je i'aimois le perfide! Je sens pour le haïr qu'il en coûte à mon cœur... l'eut-on jiousser plus loin la fourbe et la noirceur?

Il ne peut sans vous perdre obtenir ce qu'il aime: U doit vous redouter; redoutez-le Ivii-même. ■^i de vos intérêts vous écoutez la loi...

WAR WICK

Que d'affronts réunis! Étoient-ils faits [lour moi? Ah! qu'un vil courtisan, qu'un père impitoyable. Envers sa fille et moi se soit rendu coupable. Qu'il ait conçu l'espoir, en me manquant de foi , De briller près du trône à côté de son roi ; J'excuse avec mépris sa basse complaisance; Je le dédaigne trop pour en tirer vengeance: Mais que, plus criminel et plus lâche en effet, Edouard sans rougir... Il le veut... C'en est fait. O toi, par ton amour à mon sort enchaînée, O chère Elisabeth à mes vœux destinée, Cieux, témoins des transports de Warwick outragé, Je jure ici par vous que je serai vengé; Entendez le serment que ma bouche prononce, Sicrnai affreux des maux que ma fureur annonce.

3o LE COMTE DE WARWICK.

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