WARWICK, ELISABETH
WARWICK
Ah! madame, venez enflammer mon courroux: Mon amour, ma vengeance, avoient besoin de vous. Tous deux en vous voyant s'irritent dans mon amc. J'ai su de mon rival l'audacieuse flamme, J'ai su tous ses projets; et je connois trop bien Les vertus de ce cœur qui triompha du mien, Pour croire qu'il ait pu, s'avilissant lui-même, Sacrifier Warwick à la grandeur suprême. Un lâche à son amour alloit vous immoler; Mais je suis près de vous ; c'est à lui de trembler. Le ciel m'a ramené pour prévenir le crime; Ne craignez plus qu'ici sou pouvoir vous opprime. C'est moi qui vous défends, moi qui veille sur vous. Mai qui suis votre appui, votre amant, votre époux, Votre vengeur encore; et vous allez connoître Si Warwick aisément est le jouet d'un traître , S'il est ou dangereux ou sensible à demi, .S'il confond un ingrat comme il sert un ami.
ELISABETH
De mon père, il est vrai, l'injuste tyrannie
A ces tristes liens a condamné ma vie ;
Et mon cœur, loin de vous, vous adrcssoit, hélas!
Des regrets impuissants que vous n'entendiez pas.
Je demandois Wanvick : dans mon impatience