‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 207 sur 216 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Ce cœur trop indigné souffre dans le silence; De ses propres transports il craint la violence. O braves compagnons, qui m'avez vu cent fois Prodiguer tout mon sang pour Rome et pour ses lois; ^¥ous qui me chérissez, si du moins à cette heure Vos yeux pouvoient percer dans ma triste demeure. S'ils vovoient les horreurs de cette affreuse nuit, Les victimes, 6 ciel! quAppius y poursuit. Et tout ce que le crime y fait naître d'alarmes. Ce que la tyrannie y fait verser de larmes! Ils ne le savent pas; de mes revers honteux Le premier bruit à peine a retenti vers eux. Il le sauront, sans doute... Eh! qu'importe? Le crime Précipite ses coups, nous frappe et nous opprime. La justice des dieux trop tard, trop tard, hélas! Vient \engcr l'innocence, et ne la sauve pas.

PLAUTIE.

Ils ne trahiront pns une cause si chère.

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