‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 206 sur 216 · FEMMES SUIVANTES · texte numérisé non relu

FEMMES SUIVANTES

VinOINIE.

Protégez-le , grands dieux :

Dieux:, vous avez voulu dans mon malheur extrême Entraîner d-la-fois tout ce que mon cœur aime. Ah ! le temps n'est pas loin où j'eus cette douceur De voir tout ce que j'aime heureux de mon bonheur. Un jour a tout détruit, et dans cette demeure C'est pour moi qu'on frémit, c'est sur moi que l'on pleure Quel changement! Le sort à ma perte obstiné, Pour en être témoin vous a-t-il ramené? Seroit-ce donc en vain que j'ai revu mon père?

PLAUTIE.

Non, je ne puis penser qu'Appius persévère Dans l'horrible projet qu'il croyoit achever. Il voit nos citoyens, prompts à se soidever. De son autorité renverser la barrière.

Voudra-t-il contre lui révolter Rome entière?

(à Virginius. ) Vous ne répondez rien, et muet de douleur...

VIBGIMUS.

Ma douleur qui se tait est toute dans mon cœur.

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