ACTE III, SCENi: VI. 4y
^'armez point un guerrier que ce peuple idolâtre. Craignez de rappeler sur ce sanglant théâtre Des spectacles affreux et des scènes d'horreur. Craignez, pour satisfaire un instant de fureur, De rouvrir aujourd'hui des blessures récentes, Que déjà vous fermiez de vos mains bienfaisantes. Warwick a trop sans doute écouté son courroux, Mais il ne vous hait point, il est encore à vous; Et dans l'emportement d'une ame fière et tendre, Le cri de l'amitié sembloit se faire entendre. Je cours auprès de lui; je lui ferai sentir Qu'il s'est trop oublié, qu'il doit se repentir. Je lui rappellerai qu'Edouard est son maître; Vous, de vos passions songez du moins à l'être. . Songez quels ennemis vous allez déchaîner. Si mes soins sur vous deux ne pouvoient rien gagner, Par vous deux de l'état la perte se consomme. Mais j'attends d'un grand roi la grâce d'un grand homme.