ACTE I, SCÈNE I
Son cœur ne connoît point la fraude et l'artifice; Il est mon ennemi, mais je lui rends justice: Yorck a des vertus , je dois en convenir; Il m'a ravi le trône, et je dois l'en punir. Edouard à mes yeux est toujours un rebelle. Je ne discute point cette longue querelle, Ces droits tant contestés et jamais éclaircis: Je défendrai les miens , mon époux et mon fils. Ce sont là mes devoirs, mes vœux, mon espérance. J'irai chercher Warwick aux rives de la France; Il servira ma haine, et peut-être Louis Va s'armer avec nous contre nos ennemis. Peut-être sou courroux... Mais Edouard s'avance. Laisse-nous.