‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 21 sur 345 · LE MARQUIS, LA COMTESSE, ANGÉLIQUE, NÉRINE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LA COMTESSE, ANGÉLIQUE, NÉRINE

LE MARQUIS, se rajustant, à la comtesse. Je suis tout en désordre : un maudit embarras M'a fait quitter ma chaise à deux ou trois cents pas ; Et j'y serais encor dans des peines mortelles. Si l'amour, pour vous voir, ne m'eût prêté ses ailes.

LA COMTESSE

Que monsieur le marquis est galant sans fadeur !

LE MARQUIS

Oh ! point du tout, je suis votre humble serviteur. Mais, à vous parler net, sans que l'esprit fatigue, Près du sexe je sais me démêler d'intrigue.

Apercevant Angélique.

Ah ! juste ciel ! quel est cet admirable objet ?

LA COMTESSE

C'est ma sœur.

LE MARQUIS

Votre sœur ! vraiment, c'est fort bien fa Je vous sais gré d'avoir une sœur aussi belle ; On la prendrait, parbleu ! pour votre sœur jumelle.

LA COMTESSE

Comme à tout ce qu'il dit il donne un joli tour ! Qu'il est sincère ! On voit qu'il est homme de cour.

LE MARQUIS

Homme de cour, moi ! non. Ma foi, la cour m'ennuie. L'esprit de ce pays n'est qu'en superficie ; Sitôt que vous voulez un peu l'approfondir. Vous rencontrez le tuf. J'y pourrais m'agrandir ;

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