‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 226 sur 345 · SCÈNE PREMIÈRE LE CHEVALIER, vêtu en deuil ; VALENTIN · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE LE CHEVALIER, vêtu en deuil ; VALENTIN

Rien n'est plus surprenant ; et votre ressemblance Avec votre jumeau passe la vraisemblance. Vous et lui, ce n'est qu'un : étant vêtu de deuil, Il n'est homme à présent dont vous ne trompiez l'œil. On ne peut distinguer qui des deux est mon maître ; Et moi, votre valet, j'ai peine à vous connaître. Pour ne m'y pas tromper, souffrez que, de ma main, Je vous attache ici quelque signe certain. Donnez-moi ce chapeau.

LE CHEVALIER

Qu'en prétends-tu donc faire ?

VALENTIN, mettant une marque au chapeau.

Vous marquer de ma marque, ainsi que votre père. Pour vous mieux distinguer, faisait fort prudemment.

LE CHEVALIER

Tu veux rire, je crois ?

VALENTIN

Je ne ris nullement :

Et je pourrais fort bien, le premier, m'y méprendre.

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