‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 248 sur 345 · ACTE IV — SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV — SCÈNE III

Allez apprendre ailleurs à connaître vos gens, Et ne me rompez point la tête plus longtemps.

FINETTE

Rendez donc le portrait.

De qui ? *

FINETTE

De ma maîtresse.

MÉNECHME, la prenant par les épaules.

Je ne sais ce que c'est. Passe vite, et me laisse.

FINETTE

Savez-vous bien qu'avant de partir de ces lieux. Je pourrais bien, monsieur, vous arracher les yeux ?

VALENTIN, bas à Ménechme.

Pour éviter, monsieur, de plus longue querelle. Rendez-lui son portrait, et vous défaites d'elle. Vous savez ce que c'est qu'une amante en courroux : Les enfers déchaînés seraient cent fois plus doux.

Mais quand elle serait mille fois plus diablesse. Je ne la connais point, elle, ni sa maîtresse.

VALENTIN, bas à Finette.

Quoi qu'il dise, l'amour lui tient encore au cœur : Je vais le ramener un peu par la douceur : Tu reviendras tantôt, je te ferai tout rendre.

FINETTE

Eh bien ! jusqu'à ce temps je veux encore attendre ; Mais si l'on manque après à me faire raison. Je reviens, et je mets le feu dans la maison.

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