‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 268 sur 345 · ACTE V — SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V — SCÈNE V

VALENTIN

Oui, je soutiens que la somme A tantôt été mise entre les mains d'un homme Semblable à vous d'habit, de mine, de hauteur. Qui prétend épouser la fille de monsieur ; Il s'appelle Ménechme, il est de Picardie ; Et si vous le niez, c'est une perfidie. Je lèverai la main de tout ce que j'ai dit.

ROBERTIN, à Démophon.

Vous voyez, s'il se peut un plus méchant esprit, Plus noir, plus scélérat. Hélas ! qu'alliez- vous faire ? Je vous embarquais là dans une belle affaire !

DÉMOPHON, à Ménechme.

Je vous prenais, monsieur, pour un homme de bien ; Mais je vois à présent que vous ne valez rien.

ARAMINTE

Après ce qu'il m'a fait, il n'est point d'injustice. De crimes, de noirceurs, dont il ne soit complice.

FINETTE, à Ménechme.

Traître ! te voilà donc à la fin confondu ! Sans autre procédure, il faut qu'il soit pendu.

Non, je ne pense pas que l'enfer soit capable

De vomir sur la terre, en sa rage exécrable,

Des homm^es, des démons si méchants que vous tous ;

Et... je ne puis parler, tant je suis en courroux.

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