‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 42 sur 345 · ACTE III — SCÈNE VIT · texte numérisé non relu

ACTE III — SCÈNE VIT

HECTOR

S'il avait quelques deniers comptants, Ne me paierait-il pas mes gages de cinq ans ? Votre dette n'est pas meilleure que la mienne.

MADAME ADAM

Mais quand faudra-t-il donc, monsieur, que je revienne ?

VALÈRE

Mais... quand il vous plaira... Dès demain ; que sait-on ?

HECTOR

Je vous avertirai quand il y fera bon.

M. GALONIER.

Pour moi, je ne sors point d'ici qu'on ne m'en chasse.

HECTOR, à part.

Non, je ne vis jamais d'animal si tenace.

VALÈRE

Ecoutez, je vous dis un secret qui, je croi, \'ous plaira dans la suite autant et plus qu'à moi. Je vais me marier tout à fail ; et mon père Avec mes créanciers doit me tirer d'affaire.

HECTOR

Pour le coup...

MADAME ADAM

Il me faut de l'argent cependant.

HECTOR

Cette raison vaut mieux que de l'argent comptant. Montrez-nous les talons.

M. GALONIER.

Monsieur, ce mariage Se fera-t-il bientôt ?

HECTOR

Tout au plus tôt. J'enrage.

MADAME ADAM

Sera-ce dans ce jour ?

HECTOR

Nous l'espérons. Adieu.

Sortez. Nous attendons la future en ce lieu : Si l'on vous trouve ici, vous gâterez l'affaire.

MADAME ADAM

Vous me promettez donc...

HECTOR

Allez, laissez-moi faire.

MADAME ADAM et M. GALONIER, ensemble.

Mais, monsieur...

HECTOR, les mettant dehors.

Que de bruit ! Oh ! parbleu ! détalez.

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