‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 7 sur 345 · ACTE I — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I — SCÈNE II

HECTOR

Eh ! vous y logez bien, et vous et votre clique !

NÉRINE

Est-ce de même, dis ? Ma maîtresse Angélique

Et la veuve sa sœur ne sont dans ce pays

Que pour un temps, et n'ont point de père à Paris.

HECTOR

Valère a déserté la maison paternelle, Mais ce n'est point à lui qu'il faut faire querelle ; Et si monsieur son père avait voulu sortir, Nous y serions encore, à ne t'en point mentir. Ces pères, bien souvent, sont obstinés en diable.

NÉRINE

Il a tort, en effet, d'être si peu traitable. Quoi qu'il en soit, enfin, je ne t'abuse pas, Je fais la guerre ouverte ; et je vais de ce pas Dire ce que je vois, avertir ma maîtresse Que Valère toujours est faux dans sa promesse ; Qu'il ne sera jamais digne de ses amours ; Qu'il a joué, qu'il joue, et qu'il jouera toujours. Adieu.

HECTOR

Bonjour.

Page 1