ACTE I — SCÈNE VI i6i
CRISÉIS, à Démocrite.
Je les connaîtrai mieux bientôt, si vous voulez. Vous avez sur mon père une entière puissance ; Vous n'avez qu'à parler.
DÉMOCRITE
Vous vous moquez, je pense.
Examinez-moi bien ; ai- je, du bas en haut. Pour être courtisan, la taille et l'air qu'il faut ?
CRISÉIS.
J'attends de vos bontés cette faveur extrême. Ne me refusez pas.
A Agélas.
Mais, seigneur.
DÉMOCRITE, à part.
Pourquoi faut -il que j'aime ?
AGÉLAS, à Démocrite.
A mes vœux daignez tout accorder ; Songez qu'en vous priant j'ai droit de commander. Je le veux.
Il suffit.
AGÉLAS.
La résistance est vaine.
J'ai des gens, des chevaux dans la route procliaine ; Pour se rendre en ces lieux on va les avertir. Toi, prends soin, Agénor, de les faire partir. \ Démocrite
Je vous laisse.
A Agénor, à part.
Surtout, cette aimable personne...
.A.GÉXOR, à Agélas.
Qu'à mes soins diligents votre cœur s'abandonne.
i62 DÉMOCRITE