‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 107 sur 325 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

SAINT-PIERRE, AURpÈLE, AMRLÉTUSE,

TROIS AUTRES BOURGEOIS, tous enchaînés.

SAINT-PIERRE, à Aurele et aux autres bourgeois. O mon fils! mes amis! qui l'eût pensé jamais Que nous habiterions ce séjour des forfaits? Ah ! sans doute avant nous ces chaînes flétrissantes Ont courbé sous leur poids les vertus gémissantes : Mais combien de mortels voudroient nous disputer. Nous ravir aujourd hui l'honneur de les porter!

( à part. ) Que je te dois d'encens, souverain de mon être! Pour quels brillants destins ta bonté me fit naître! Si dans l'obscurité tu plaças mon berceau, Les rayons de la gloire entourent mon tombeau. Je vois ce noble éclat, étendu sur la France, Des siècles reculés franchir l'espace immense, Et Calais recevant de vingt peuples jaloux Un hommage immortel qu'il ne devra qu'à nous,

( à son fils et aux autres bourgeois. ) Jouissons, mes amis , de notre heure dernière .

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