‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 109 sur 325 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

MAUNI, SAINT-PIERRE, AURÈLE, AMBLÉTUSE,

ET LES TROIS AUTUtS BOURGEOIS.

M AU M, à Saint-Pierre , en lui prenant la main. Je viens, digue Français, t'appotter des tributs Que le plus juste orgueil n'auroit pas attendus : Nos chevaliers anglais, jaloux de ion courage, Me députent vers toi pour t'ofirir leur hommage. S'ils n'offensoieiit leur prince, au fond de ces cachots Tu verrois à tes pieds cette cour de héros. Mais libre, en t'aduiirant , comme eo jugeant son maître Londres va désirer de t'avoir donné l'être.

( aux autres bourgeois. ) Votre amour pour vos lois et pour votre pays D'un peuple juste et fier enchante les esprits. L'Anglais est citoyen, et sa raison suprême Veut qu'une nation se chérisse elle-même. Le lien fraternel qui joint tous les humains Se serre en chaque état par d'autres nœuds plus saints. Je sais que, mis au jour, nourri par l'Angleterre, Je lui tiens de plus près qu'au reste de la terre : Je vois les mêmes nœuds de la France à ses fils. Je hais ces cœurs glacés et morts j^our leur pays ,

Page 1