‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 114 sur 325 · ALIÉNOR, UNE FEMME PE SA SUITE, SAINT-PIERRE · texte numérisé non relu

ALIÉNOR, UNE FEMME PE SA SUITE, SAINT-PIERRE

AURÈLE, AMBLÉTUSE, les autres bourgeois.

A Li É .y 0 R. , à Saint'Pierre.

Ah ! du cœur d'Edouard c'est en vain qu'il espère; Il est inexorable, et tout craint sa colère.. Tel est son a&cendant sur l'esprit des soldats

i5o Lt SIEGE DE CALAIS.

Qu'il réduit l'An^j^lais même à murmurer tout bas.

On blâme sa fureur, mais elle est obéie.

Mes cris , mon désespoir, mes refus , l'ont aigrie.

Hélas! votre salut eu mes mains fut remis;

Mais je rougirois trop de vous dire à quel prix.

SAINT-PIERR E

Vous avez fait le choix qu'où nous auroit \ u faire- ; ÎS'en parlons plus. Quel est le sort de votre père!'

ALltXOR.

Lui seul pour vous encor me peut faire enlrévoir La tremblante lueur d'un foible et doux espoir. Edouard, consommant ses affreux sacrifices, Vouloit que ce héros partageât vos supplices... {voyant cjiie Saint-Pierre et les autres bourgeois font

un mouvement de frayeur.) Ah! cessez d'en frémir. Attendri par mes pleurs, Son fils a prévenu ee comble des horreurs. Par ses soins près du roi mon père va se rendre. Et pour vous délivrer il veut tout entreprendre. "Vous connoissez Valois, et le tendre retour Dont son cœur paternel a payé notre amour? Oui, dût-il pour vous seuls céder une province. Des sujets tels que vous valent le plus gi'and prince; Il va mettre à vos jours le même prix qu'au.x siens, Et la rançon àei rois est due à leurs soutiens.

SAINT-PIERRE, à part.

Inspire mieux mon maitre , ô puissance céleste ! Et défends sa bonté d'un conseil si funeste !

( à Aliénor. ) Partez, opposez- vous à ce dangereux soin;

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