‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 116 sur 325 · BOURGEOIS · texte numérisé non relu

BOURGEOIS

L OFFICIER , à Aliénor.

Madame, éloignez-vous. Toujours plus implacable, Edouard a signé cet arrêt exécrable.

Si vous ne vous hâtez de fuir ces tristes lieuv ,

( montrant les six bourgeois. ) On va sur i'échafaud les conduire à vos yeux.

ALIÉNOR, à la femme de sa suite.

Fuyons... Soutenez-moi... La force m'abandonne. L'appareil de leur mort me suit et m'environne.

(rt Saint-Pierre , en se jetant dans ses bras. ) Mon père, pardonnez, je tombe dans vos bras: Recevez ce doux nom (]ue je \ous dois, bêlas! Vous m'avez inspiré la vertu...

SAINT- PIERRE, l'interrompant.

Le courage.

ALIÉNOR-

Ah! ce fatal moment n'eu permet point i'usarfe. Pleurer ceux qu'on admire est-ce les offenser? Que n'ai-je sur Harcourt de tels pleurs à verser! Quoi ! le fer va frapper le fds auprès du père. Sur les corps expirants de leur fannlle entière?... L'horreur glace mes sens, et m'étouffe la voix.

SAi-VT-PiER RE, un peu attendri.

Adieu, madame.

ALIÉXOR.

Adieu, pour la dernière fois!

( Elle sort avec la femme cle sa suite. )

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