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ACTE V, SCÈNE VI. 1G

(à Edouard. ) Oui, prince, c'est en vain qu'il ouvre la carrière, Tous nos cœurs à Valois serviront de barrière: Non pas que le succès alarme nos esprits; Mais pour mon roi vainqueur voyons-nous quelque prix.? Quand il vient hasarder le sceptre de la France, Celui de l'Angleterre est-il dans la balance? Avez-vous consulté votre sénat jaloux?

Ce combat inégal n'a de prix que pour vous. Je sais que pour Valois, le meilleur de nos princes, Notre sang épargné vaut toutes nos provinces; Alais, seigneur, le répandre est notre premier bien , Puisqu'il en est avare , et prodigue du sien. ' D'ailleurs, maître de tout, l'est-il de sa personne? l'eut-il à d'autres rois transporter sa couronne, Aux niaius d'un étranger l'exposer aujourd'hui? La loi qui fait le prince est au-dessus de lui. Quand voiisitnmoleriez Philippe et ses fils même, Vainement votre front attend son diadème. Tout le sang des Capets coulàt-il par vos coups, Les derniers des Français ont des droits avant vous. Je parle au nom des grands, du peuple et de l'armée. Mes devoirs sont remplis.

(// sort avec le héraut d'armes.)

i-o LE SIÈGE DE CALAIS.

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