‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 127 sur 325 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

EDOUARD, ALIÉNOR, MAUNl, gardes

EDOUARD, à part , et furieux.

O colère enflammée!

L'accord de deux rivaux n'est donc qu'un vain bonheur ! Ingrate nation , qu'a chéri mon erreur, Je vais justifier Thorreur que je t'inspire : Qui ne peut te soumettre osera te détruire; Si je ne puis régner dans les murs de Paris, Tremble, je régnerai sur leurs sanglants débris. C'est ici le dépôt de vengeance et de haine D'où j'enverrai la mort aux rives de la Seine : Je ferai de la France un plus affreux désert Que celui qu'à mes yeux ces remparts ont offert. On verra, sous les coups d'un vainqueur et d'un maître Dans la flamme et le sang vos cités disparoître. Que de la Loire au Rhin , des Alpes aux deux mers , Des nuages de cendre obscurcissent les airs!...

(à Mauni. ) Qu'immolés à l'instant ce maire et ses complices D'un courroux immortel consacrent les prémices!

(// tombe dans un fauteuil, tout ho7-s de lui.)

MAUNI.

Seigneur,..

EDOUARD, l'interrompant.

Allez, vous dis-je.

ALIÉNOR, à part.

O transports pleins d'horreur

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