ACTE II, SCÈNE III
Armé par l'amour seul, j'immolai ce guerrier.
GASTON
Les exemples, Bayard , ne peuvent m'effrayer. Mais j'ai dû vous entendre, et ce mot doit suffire.
( aux chevaliers.) Vous, aux postes fixés que chacun se retire, Et qu'on attende en paix le moment de l'assaut. ( Les chevaliers ne se retirent pas. Ils paraissent agités, et parlent bas entr'eu.x. Nemours continue à parler à Bayard, en le prenant par la main. ) Je vous connois un cœur et trop juste et trop haut Pour oser soupçonner que jamais la patrie Souffre de nos débats, et soit plus mal servie. Je vous charge, Bayard, d'observer de plus près Mon ordre de bataille et mes desseins secrets.
( // lui présente le plan roulé.) Voyez si ma jeunesse a trompé ma prudence; Ouvrez sur mes projets l'œil de l'expérience. Quand nous aurons vaincu pour l'honneur de l'état, Je verrai si le mien veut un autre combat.
BATARD, ému, et prenant le plan.
;»eigneur...
GASTON, l'interrompant.
Allez, Bayard.
( Bayard sort avec les chevaliers»