SCÈNE VIII
GASTON, AVOGARE.
AVOGARE, prenant la main de Gaston.
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GASTON
Ciel! Euphéniie! Ah! trompons ses douleurs. ^uels (|ue soient mes destins, vous essuieicz ses pleurs, le \uis donner mes soins, s'il faut que je succombe, ^our que l'état triomphe, eu pleurant sur ma tombe.
(à part. ) 3 Bayaid! si je meurs, j'acquitterai Louis! le veux, en t'accablant de bienfaits inouïs, [{endre encor mon vainqueur jaloux de ma mémoire, F.t mettre ma défaite au-dessus de ta gloire.
{Il sort.)
SCÈINE IX.
AVOGARE.
^omme mes ennemis viennent servir mes vœux! Hais... ô nouveau bonheur! ils sont perdus tous deux. Seuls témoins d'un combat que leur armée ignore, Leur vie est dans mes mains, dans celles d'Altémore. N'ous pouvons, saisissant le vainqueur éperdu, L'immoler, sans péril, dans le sang du vaincu. Allons, et qu'aussitôt les portes soient livrées...
2i8 GASTON ET BAYARD.
Appelons dans ce fort nos cohortes sacrées... France, tous tes soldats, surpris, enveloppés, Vont, sans ordre et sans chef, être par-tout frappés. Qu'à peine il en reste un qui puisse, en sa retraite, A ton prince tremblant annoncer leur défaite ! Va, l'Italie en toi vit toujours son fléau; Mais toujours des Gaulois elle fut le tombeau.