‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 161 sur 325 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BAYARO, AVOGARE.

BAVARD, à pn)t , avec tranquillité.

C'est donc ici le cliarop de ma gloire nouvelle! Je ne cueillis jamais une palme plus belle!

(à Avogntv.) J'aime à vous voir mon juge.

Ah! croyez que mon coeur Me feroit fuir ces lieux, s'il doutoit du vainqueur; Bayard va triompher (juand Bayard va combattre: C'est un jeune inijjrudent que vous allez abattre. Je le plains! Mais, seigneur, j'aurois bien plus gcuii De la nécessité de trahir mon ami.

Je vous l'ai dit tantôt; sans ce fatal remède, Il faut, en rougissant, que mon amitié cède Au tyrannique abus des volontés du roi, Qu'Euphémie et Gaston font valoir contre moi. Leur amour mutuel , armé de la puissance , Menace de braver ma vaine rési.stance.

BAVARD, dun air sombre et passionné.

Elle adore Nemours, et l'avoue à mes yeux! Chaque mot me reudoit mon rival odieux. Quoi 1 même en m'outrageant elle en a plus de charmes Par quels ardents transports, mêlés de tendres larmes, Elle atout essaye pour vaincre mon amour! Si l'honneur à mes vœux permettoit un retour, &'il n'eût, d'un bras d'airain, marqué notre carrière,

L'ingrate et sa beauté changeoient mou ame entière...

'à part, avec indignation.) Amour, ahl sous quel joug m'as-tu donc asservi? L'homme par ton délire à soi-même est ravi. Tu lui tdis une autre ame, et transformes son être... Bayard même. Bavard de son cœur n'est pas maître...

(n Avngare en voyant paroitre Gaston.) Mais j'aperçois Gaston.

AVOGARE, à part.

C est leur dernier moment.

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