SCÈNE III
GASTON, ALTÉMORE, BAYARD, AVOGARE.
GASTON, à Bayard.
Bayard , si la raison suit votre emportement: En n'accusant que vous, plaignez-nous l'un et l'autre ; Nous devons à Ihonneur, ou ma vie, ou la vôtre. Si c'est moi qui péris, ne craignez rien du roi.
(// remet à Altémore un paquet de papiers.) Songez à le servir, et pour vous et pour moi. A ce prix: de mon sang il a droit de s'attendre. Mais, helas! s'il vous perd, que pourrai-je lui rendre?. Recevez mes regrets et mon adieu fatal...
(// iembrasse, et ensuite il met l'épée à la main.) Embrassez un ami... Combattez un rival.
BATARD
Prince, en vous offensant je me suis fait outrage; J'ai Aoulu m'en laver dans le champ du courage:
ACTF. TII, SCÈNE III. 5î3
Pour accroître l'honneur que j'y trouvai toujours, Je sais comment liayard doit combattre Nemours.
(rt très haute l'oix.) Kntrez, braves guerriers, fiers soutiens de la France. ( Une foule de chevaliers fronçais entrent.)