‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 174 sur 325 · SOLDATS FRANÇAIS, GARDES · texte numérisé non relu

SOLDATS FRANÇAIS, GARDES

AVOGARE, à Bayard.

liayard, à ton malheur je \iens donner des larmes.

BAYARD

Un traître m'a frappé; ne pleure pas sur moi , Pleure ce malheureux qui viole sa foi.

AVOGARE.

De ta mort, en tous lieux, la nouvelle est semée; On dit que ce revers a fait fuir notre armée; Que l'eunenii vainqueur. .

BAYARD, iinterrompant , en se relevant un peu. Nemours est-il vivant?

AVOGARE.

On le croit.

nATARD.

Et l'on dit l'ennemi triomphant!

{aux soldats français qui l'environnent. ) On vous trompe, Avogare. Allons, qu'on me remporte; Le péril de Nemours rend ma douleur moins forte : Retournez à l'assaut; près de votre étendard Placez au premier rang les restes de Bayard. Ce front pâle et sanf;lant, ce bras foible et sans armes, Aux ennemis bientôt renverront les alarmes.

[pendant qu'on l'emporte. ) 11? ne m'ont pas encore entrevu sans frémir :

Marchez; ils trembleront à mon dernier soupir. Oui, je veux vous guider au fond de leurs asiles: Du Guesclin au cercueil soumit encor des villes.

{Avogare le suit) EUPHÉMiE, entendant des cris lointains.

J'entends crier Victoire, et Nemours et Louis. ( Les soldats français qui emportaient Bayard s'arrêtent, ainsi qu'Avogare. )

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