SCÈNE ITI
BAYARD, SOLDATS français, URBIN, EUPHÉ^E,
GARDES
BAYARD, à part.
L'effort de la douleur Pénétrant dans mon sein en détache mon cœur. Dieu! je sens défaillir ma force anéantie...
{après un peu de silence. ) Mon ame étoit à toi, mon sang à ma patrie. Mes cinq derniers aïeux, morts au lit des héros, Reconnoissent leur fils mourant sur des drapeaux.
Bayard, voyez les pleurs de la plus tendre amie... Quels regrets pour Gaston !
BATARD, d'une voix entrecoupée.
C'est vous, belle Euphémie?
Eh bien ! ai-je eu raison d'expier mon erreur? Je suis chéri de vous, et quitte envers l'honneur. Sans peur et sans reproche à mon heure suprême, Je sens mon ame fuir, contente d'elle-même. Vous direz à mon roi que j'ai béni mon sort De lui faire en vos mains hommage de ma mort.
[la regardant tendrement.) Croira -t-il qu'un mortel ait pu céder vos charmes?