SCÈNE IX
E u F H É M I E , S approchant tout près de son phc, d'un air
sombre, avec saisissement , et les larmes aux yeux. Barbare! qu'ai-je appris? Jeu frissonne d'horreur! Quoi! vous m'avez trompée avec tant de noirceur? Quoi! vouî m'avez réduite au malheur nécessaire De ne compter jamais sur la foi de mon père?
( à pari. ) Quelle vertu brilloit dans son faux repentir ! Peut-on si bien la peindre et ne pas la sentir?
A VOO AR E.
Quels transports insensés!
fciîPHF, MIE, « part.
O jour de ma ruine i
Mou- pt-'ie 5 au même instant , m'embrasse et m'assassine.
AVOGARE.
Téméraire! oses-tu?...
EUPHÉMIE, l'interrompant.
Ces mains, teintes Je saug, Du généreux Bayard n'ont pas percé le flanc?
AVOGARE.
Moi?
Vous Ur])in a vu la rage qui vous guide Enfoncer et briser votre lance perfide.
Son estime pour moi m'a su tout découvrir.
AVOGARE.
Ah ! de mon changement Urbiu veut me punir; Il te donne un soupçon...
EUPHÉMIE, l'interrompant.
Soupçonne-t-on son père?
( tirant de sa poche un papier, et le lui montrant. ) Voilà ce que vous-même écrivez à Pescaire. Du meurtre de Bayard vous osez vous vanter; Du meurtre de Gaston vous osez le flatter.
AVOGARE, confondu.
Pescaire a pu trahir des secrets redoutables?
EUPHÉMIE, avec véhémence.
Non ; Pescaire jamais n'a trahi ses semblables. Exercé des l'enfance aux talents de son roi, Quand on l'aide à tromper, on est sûr de sa foi. Mais le sage Bressan , dont 1 adresse et le zèle M'ont dévoilé jadis votre trame infidèle, Vient de surprendre encor ce billet odieux,