ACTE IV, SCÈNE X
Vous méritez un roi qui sache en être avare. Allez, je vais vous suivre au palais d'Avogare...
AVOG AR E, à ])(irt.
Quel bonheur!
GASTON, aux chevaliers.
Cette nuit, nous y veillerons tous.
Que le soldat repose; il souffre plus que nous. Kpar{jnez l'habitant; foible instrument du crime, On l'en rend trop souvent la première victime.
( Toute la suite se retire.
SCÈISE XL
A v oc. A RE, à part.
Il reste!
GASTON, s" approchant cCAvogare.
La fortune est prompte en ses retours; Quand on veut toujours vaincre, il faut veiller toujours. Seigneur, votre palai-; au milieu de la ville, Pour l'œil du général devient un centre utile. Excusez, comme un fils si j'en ose ordonner.
A v o G A n E , avec dissimulation.
\\\ ! mon cœur se plaisoit à vous le destiner! Mais partons.
GASTON, en le retenant et en montrant Profitez du moment qui me reste.
Tour m'iastruire tous deux d'un con^plot trop funeste.
AVOGARE.
Nous?
GASTON
Au nom d'un vieillard dans Bresse retenu, A l'instant un soldat à mes pieds est venu : « L'assassin de Bayard menace votre vie , « M'a-t-il dit; ce secret est connu d'Euphémie «
{à Euphémie . ) Vous allez m'éclairer sur ces lâches forfaits. Quel bonheur que mes jours soient un de vos bienfaits!.. ( à Avogare, en lui prenant la main
qu'il portait à son poignard.) (à Euphémie. ) Elle ne répond point! Nommez donc le coupable : Peut-être de ma mort vous seriez responsable. EUPHÉMIE, à part, en regardant de côté son père et Gaston. ,
Si je me place entre eux, je n'expose que moi.
(à Gaston, en voulant aller à lui. ) Seigneur...
[Avogare la retient par le bras.) GASTON, à Auogare, en tendant la main à Euphémie.
Vous l'arrêtez? Ses yeux sont pleins d'effroi I EUPHÉMIE, à Avogare, en se jetant à genoux. J'ose à vos pieds...
A VOGARE, à part, en levant le poignard sur Gaston.
Frappons.
EU PHÉMIE, se relevant, envoyant l'action de sonpère, et l'embrassant avec violence pour l'arrêter. Mon père !