SCÈNE X
GASl'ON, SUITE DE CHEVALIERS FRANÇAIS ET
D E SOLDATS , dont plusieurs portent des drapeaux; AVOGARE, EUPHÉMIE.
GASTON, à Euphémie.
{Avogare se tient entre elle et Gaston. ) Hassurez-vous, madame, et partagez ma joie.
ulli GASTON ET BAYAUD.
{ « Avogare. ) Que le traître à présent doit être confoudu! Du salut de Bayard ou nous a répondu.
On a tiré le fer, et calmé sa souffrance : Sa plaie, aux yeux de l'art, n'offre que l'espérance.
( nitx chevaliers français.) Quel bonheur pour l'état, pour nous, jeunes guerriersi Notre empire perdoit l'honneur des chevaliers, Le cœur dont la vertu nous inspire et nous guide !
(à part.) Dans ton ame, ô Bayard, la nation réside... ( à l'un des chevaliers , en lui montrant les drapeaux.) Lautrec, allez au roi présenter ces drapeaux, Présages de la paix où tendent ses travaux.
(à Euphémie. ) Qu'aux peuples de Paris mon triomphe va plaire ! Vous verrez à quel point la .gloire leur est chère, Quel prix leur tendre amour ajoute à nos lauriers : Les cœurs des citoyens sont bien dus aux guerriers. ( Lautrec sort avec les soldats qui portent les drapeaux. Les autres chevaliers français restent, et Gaston s'adresse à eux. ) Ht vous, sages héros, à qui je rends hommage, Vainqueurs des ennemis et de votre courage. Commandez-vous toujours en sachant obéir. Grâce à ce feu prudent qui sait se contenir, Jamais si peu de sang n'a payé tant de gloire. C'est par là que Nemours estime la victoire, Oue du cœ-ur de Louis il accomplit les lois, irançais, qui prodiguez votre sang pour vos rois.