ACTE II, SCÈNE II. 3o
Je ne peux fuir mes fers, mais on peut les briser; Et, libre par vos mains, j'ai droit <le tout oser. Énervé près d'un an par un repos infâme, T.e besoin (Je la jjloire a fatijjué mon ame: 'Jemps |)eiclu pour l'honiifur, tu seras remplacé! L'excès de l'avenir remplira le passé.
Mais Bourbon voudra-t-elle, et peut-elle nous suivre? A la foi d'Edouard elle-même se livre.
HENRI
Ciel! que dis-tu? Bourbon?
DU G U ESC LIN
Ce bonbeur imprévu A votre oreille encor n'est donc pas parvenu?
HENRI, tressnillaiit d inquiêmdc et de joie. Non. Quel espoir confus égare ma pensée! Dans mon cœur palpitant une joie insensée... Bourbon ?
DU ou ES CL IN.
Elle respire.
HENRI
O moment enchanteur!
Blanche, tu vis encore, et tu n'es pas ma scenr! Je vonois à ton ombre une amour immortelle: Que mon tœur est In nreux de se trouver fidèle! Eh! qui l'a pu sauver?
DU G U ESC LIN
Le sage don Fernand.
Edouard de ses jours répond seul maintenant.
HENRI
C'est à moi d'en icpondrc. Ali ! mes pleurs, mon ivresse.
3o4 PIERRE LE CRUEL.
Tous mes sens éperdus nagent dans l'allégresse! Ami, courons vers elle.
DU GUESCLIN
Où vous e>; posez- vous?
Craignez tous les regards. Je tremble; on vient à nous:
( baissant la visière du casque de Henri) Cachez plutôt vos traits. C'est la princesse même: Préparons-la du moins à sa surprise extrême.