‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 237 sur 325 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

D. PÈDRE; HENRI, enchaîné; BLANCHE, enchaînée; gardes.

HE?JRi, entrant avant Blanche.

J'attendois qu'un bourreau vînt finir mon destin. Mais tes frères sont nés pour mourir de ta main :

[voyant arriver Blanche) Frappe. Ah dieux! la princesse aux fers abandonnée!

BLANCHE, apercevant Henri.

C'est vousl Je me croyois la seule infortunée. Et l'auguste Edouard, vengeur des trahisons?...

HENP. I.

Est la victime, hélas! du glaive ou des poisons.

( à don Pedre. ) De ceux qui t'ont servi c'est toujours le salaire.

D. P'ÉDRE.

Ton sang auroit payé ce discours téméraire,

Si d'autres sentiments, qui domptent ma fureur,

Pour la première fois, ne parloient à mon cœur.

Ce changement, madame , est votre heureux ouvrage ;

A lui laisser le jour je souscris et m'engage.

Pourvu que vous veniez, en face des autels,

Renouer à l'instant nos liens solennels.

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