SCÈNE VIII
FAYEL, ÂLBÉRIC.
FA"ïEL, à part, voulant d abord suivre Gabrielle , mais s' arrêtant tout-à-coup et revenant vers Albéric avec un éclat de joie.
âlon rival a donc vu terminer son destin?... Mais il étoit aimé ! Je pourrois l'être enfin... O mon ame, reçois ce rayon d'espérance!
(// veut encore sortir, et revient en réfléchissant.) Quel nuage importun me rend ma défiance?
( à Albéiic. ) O soupçons! ô terreur! Les lettres de Vergy Parmi nos guerriers morts ne nomment pas Coucy. Vivroit-il?et Monlac, par sa fourbe insolente... Oui, mon pressentiment m'éclaire et m'épouvante. Us m'ont trompé jadis; et ce bruit répandu N'est qu'un piège nouveau qui m'est ici tendu.
(à part. ) Malheureuse! frémis, si tes perfides charmes... Nous périrons tous deux, je le sens à mes larmes; Je sens que mon amour, qui se change en fureur. Peut faire de ces lieux un théâtre d'horreur.
(à Albéric. ) Viens; perçons ce mystère... Ah! voyons l'infidèlei^ Je jure son trépan, et je tremble pour elle!