‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 290 sur 325 · MO.N LAC · texte numérisé non relu

MO.N LAC

Sticrneur, il n'a point su sa perte et m()n erreur.

coucY . à part, avec Iranspnrt.

Nature, il est encore un plaisir pour mon cœur!

L'iiicon?tance des mers a ri-tardé mon zèle. Depuis une heure, à peine, aux mains de Gabrielle J'ai remis ce billet où vos tristes adieux...

COUCY, l'interrompant.

Des pleurs, en le lisant, ont-ils rempli ses yeux?

Ah ! j'ai cru cet instant le dernier de sa vie.

co DC Y, vivement.

J aurois du le prévoir. Q"^"^ etoit ma furie! Quels coups ce vain homma^j.; eut portés à l'amour! Va la tirer d'erreur; apprend.>.-lui mon retour. Ma's non, c'est lui donner une mort plus certaine; Et d'un secours trop prompt l'imprudence inhumaine, Arrachant le poignard, va déchirer sou cœur. Ménage habilement ce dangereux bonheur.

Sur-tout, si sa vertu redoute ma présence. De mes feux toujours purs peins-lui bien l'innocence: Dis que d'un chevalier je remplis le devoir, Dis que j'aime sans crime et même sans espoir; Que je suis en un mot, quelque ardeur qui m'in>pire, Trop digne de son cœur pour vouloir le séduire.

( Monlnc sort. )

4o4 GABRIELLE DE VERGY.

Page 1