ACTE m, SCÈNE V. 4o
C'est ainsi que l'amour m'aniionroit ta présence.
C O u C Y , ptirnissatil toul-à-ftit.
C'en est tro|<. appiorhons : je le puis sans effroi; > Son cœur l'a prcvenuf , il lui parle de moi.
G A BU I EL Li:, à part.
O ciel ! quel son de voix sorti de ce lieu sombre?
( rcgarditnt du côté de Coucy. ) Quel objet?
COUCY, à pnrt, en s'approchant un peu.
Elle tremble ; et moi-même...
GABRlELLE,5e détournant avec frayeur.
Chère ombre!
Que je crois voir sans cesse errante à mes côtés, Ne persécute plus mes sens trop agités.
COUCY
Daij^nez voir... ^
GABRIELLE
OÙ fuiiai-je?
COUCY
Eh quoi! votre épouvante...
GABRIELLE, S appuyant sur une colonne.
C'est un songe; et ce cœur dont l'image présente... COUCY, l'interrompant, en se jetant à ses pieds et en
lui prenant la main.
Ce cœur respire... il vit... Il brûle encor pour toi!
GABRIELLE, avec un grand cri.
Ah!... Se peut-il?... Raoul ! tu vis! je te revoi!...
[tendrement.) Je ne m'étonne plus si, formé pour te suivre. Au bruit de ton trépas mou cœur a pu survivi'c.
io6 GABRIELLJ; DE VERGY.