ISAURE, GABRIELLE
GABRIELLE
Ah ! viens, ma chère Isaure!
Apprends quel est l'effrcw , l'horreur qui me dévore. Si j'en crois de Fayel le courroux itiquiet, Il a su de Raoul le vovage secret.
Moulac en le quittant a-t-il frappé ta vue? Et de leur entretien sait-on quelle est l'issue?
ISAURE, avec saisissement.
JMadame, la terreur est dans tous les esprits. Sur les fronts consternés vos malheurs sont écrits. Tout semble en ce palais se troubler, se confondre. Quand j interroge, à peine on ose me répondre. Quand je nomme Monlac on me fuit en tremblant. J'ai cru voir un soldat cacher son bras sanglant.
GABRIELLE, avec éclat.
Ah! c'en est fait. Voilà le signal du carnage : Monlac est le premier qu'ait immolé leur rage.
(à part. ) O malheureux Coucv ! qu allez-vous devenir?,..
(à Isaure.) Viens; que j'aie avant lui le bonheur de mourir. Et que Fayel enfin , dans .«a haine barbare, Rejoigne en les perçant ces deux cœurs qu'il séj are I